Sommeil

Troubles du sommeil de bébé: Comment nous sommes sortis des nuits agitées

Eliott, notre premier fils, dès le retour à la maison, nous a donné énormément de fil à retordre. Avec lui, nous avons connu des nuits particulièrement difficiles où Chéri et moi avons du nous serrer les coudes pour ne pas craquer.

 

L’aspect qui a été le plus difficile à gérer a été son sommeil. Les nuits complètes d’Eliott dans ses deux premières années de vie se compte sur les doigts de la main. Pendant ma première grossesse, nous avions conscience que les nuits seraient hachées et que bébé nous demanderais beaucoup d’attention. Seulement nous n’avions pas envisagé que nous serions autant en difficulté.

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Comme je le raconte dans un précédent article, les jours d’hospitalisation qui ont suivi l’accouchement ont été particulièrement compliqués à vivre pour nous. Ça a générer beaucoup d’angoisse et de tristesse par la suite (que je détaillerais dans un article prochainement). Les crises de larmes ont été nombreuses et le lien avec Eliott a été difficile à nouer dans les premières semaines. Fort heureusement, avec le temps, les choses sont rentrées dans l’ordre.

 

Nous avions installé le berceau d’Eliott dans notre chambre. Je souhaitais allaiter et la proximité avec bébé était importante pour moi. Dès la première nuit, Eliott pleurait dès l’instant où nous le posions dans son lit. Naïvement, nous avons essayé par tout les moyens de l’endormir et de le poser ensuite dans son lit.

 

C’était la première nuit que l’on passait tout les trois à la maison et elle a été difficile à supporter. J’avais des difficultés à l’allaiter et je culpabilisais de ne pas pouvoir soulager ses pleurs. Nous lui avons donc donné du lait artificiel pour compléter mais ça n’a pas été suffisant.

 

La seule solution efficace a été de le faire dormir entre nous. Une fois allongé sur notre lit, il s’est apaisé immédiatement. Il avait seulement une semaine et avait un besoin féroce d’être proche de nous. A partir de ce jour, nous avons instauré le cododo, seule moyen de pouvoir dormir la nuit. En journée, il n’était pas un enfant difficile. Il dormait bien, était calme et a très vite commencé à sourire et à interagir.

 

Dès la nuit tombé, l’ambiance dans la maison était bien différente. Il pleurait sans s’arrêter parfois pendant deux heures. C’est le papa qui gérait ses crises de larmes parce que je n’avais pas la force de le faire. Nous avons essayé le portage, les massages, le bain… Rien ne marchait. Il s’endormait régulièrement à 23h passé dans les bras de son papa.

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Malgré la fatigue des soirées agitées, il se réveillait à plusieurs reprises la nuit. Nous étions épuisés et on passait notre temps à chercher des explications et des solutions : on a pensé aux coliques et avons changé plusieurs fois de lait en poudre. On a mis une petite veilleuse pensant qu’il avait peut-être peur du noir, nous avons tenté l’emmaillotage et que sais-je encore. Nous lui avons donné un doudou lapin (qui l’a suivi partout pendant trois ans) et une tétine qui l’aidaient bien mais à le calmer.

 

Je me rendais chaque semaine à la PMI près de chez moi pour trouver une oreille attentive face à mon désarroi. Aucun des conseils donné (laissé pleurer, établir une routine…) n’a changé la donne. On me disait « il y a des bébés qui dorment très bien et d’autres qui dorment très mal, ça s’arrange avec le temps ». Je me sentais horriblement mal.

 

Je pensais que tout était de ma faute, que j’avais commis une erreur quelque part. Je n’arrivais pas à le réconforter comme je l’aurais voulu. Les premières semaines ont vraiment été éprouvante avec toute cette fatigue accumulée. Je ne comprenais pas comment faisaient nos amis qui racontaient que leur bébé dormait plus de huit heures d’affilée dès la sortie de la maternité.

 

Les mois ont passé et la situation s’est stabilisée. Nous arrivions enfin à endormir Eliott dans sa chambre, même si ça nécessitait longuement notre présence avec lui jusqu’à ce qu’il s’endorme profondément et qu’on puisse sortir discrètement de la chambre. Il se réveillait tout de même et finissait par nous rejoindre pour finir la nuit. Malgré tout, nous allions mieux parce que notre rythme était établi.

 

Alors qu’Eliott avait fêté son premier anniversaire depuis plusieurs mois, je suis tombé enceinte de mon deuxième enfant (être les parents d’Eliott n’avait pas que des désavantages c’est pourquoi on s’est relancé dans l’aventure !).

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En se projetant avec bébé qui arrivait, on s’est dit qu‘il fallait qu’on autonomise Eliott afin qu’il apprenne à dormir seul (l’idée de finir en cododo à quatre dans le lit nous inquiétaient). Résultat : nous sommes retombés dans une mauvaise dynamique. Les soirées intenses ont repris et les crises de larmes avec.

 

La chance que nous avons eu, c’est qu’Eliott a commencé à parler très tôt. Résultat, on a fini par percevoir une réponse à toutes ses nuits agitées alors qu’il avait un an et demi.

 

Quand il a commencé à verbaliser, nous avons réalisé la multitude de choses qui lui faisait peur : la veilleuse créait des ombres dans sa chambre, les petits bruits de la maison (ventilation, bip du lave-vaisselle…) le maintenait éveillé. Notre premier fils avait un tempérament anxieux. Il ne dormait pas parce que l’environnement qui l’entourait n’était pas clair et lui créait des angoisses.

 

Après avoir réalisé ça, on a créer des petits rituels qui ont littéralement tout changé. Ça a commencé un soir alors qu’il me hurlait de rester avec lui : je l’ai pris dans mes bras et voilà à peu près notre échange :

  • Est-ce que tu as peur ?

  • Oui

  • Qu’est ce qui te fait peur ?

  • Je ne sais pas

  • Donne moi ta peur (je tends mes mains vers lui et il me la donne). Olala elle est lourde ta peur, dis donc. Attends je vais la jeter loin, loin, loin (je mime le mouvement). Ça y est elle est partie. Ça va mieux ?

  • Oui. Tiens il y a encore un peu de peur. (je recommence)

  • Viens je vais t’écraser pour te faire un gros câlin parce que je t’aime jusqu’à la lune. Après tu va pouvoir faire un gros dodo avec ton lapin. Bonne nuit mon bébé.

  • Je t’aime jusqu’aux étoiles

 

C’est la soirée qui a changé notre vie. A partir de là les nuits ont été beaucoup plus apaisé. Il nous réveillait brièvement pour border la couverture ou parce qu’il avait perdu sa tétine. Mais ce n’était rien comparé à ce qu’on avait connu.

 

Maël, notre second fils est arrivé (qui a dormi bien mieux que son grand frère) et quelques semaines plus tard, Eliott faisait des nuits digne de ce nom. Eliott va bientôt fêter ses cinq ans, et son rituel : « jette la peur, écrase moi, bisou / câlin et je t’aime jusqu’à la lune » commence doucement à prendre fin et les nuits infernales (même avec trois enfants dont la dernière a six mois) ne sont plus qu’un lointain souvenir !

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A propos de Sophia

Maman de trois enfants Infirmière Auteure à mes heures perdues

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